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Dominique Lin

Dominique Lin

Écrivain - chroniqueur - Ateliers d'écriture


écriture

Publié par Dominique Lin

Catégories : #Chroniques livres, #écrivain

Lorsqu’on commence à écrire, on pense que tout va aller très vite, mais plus on avance, plus on se rend compte de l’immensité de la tâche à accomplir, comme si, plus on cheminait, plus l’horizon reculait et grandissait.
Mes deux premiers romans étaient, comme pour beaucoup de mes semblables, des déversoirs, des trop-pleins d’émotion à partager, mais aussi mes premiers pas dans l’écriture — tentatives maladroites et innocentes. Je découvrais le plaisir des mots, la rencontre avec les lecteurs.
Le temps est passé, j’ai continué à produire — j’écris presque tous les jours —, et je me suis rendu compte que du contenu de mes romans dépendait le type de lectorat que je créais. Que voulais-je partager ? La question, même posée inconsciemment, trouve sa réponse lors de chaque rencontre littéraire.

Si mon premier roman, une aventure musicale a Cuba, a su attirer un certain lectorat, le second l'a décontenancé. Il m’attendait en compagnie d’Hemingway à La Havane et non sur les drailles cévenoles, accompagné de 3 000 moutons.
Quand le troisième, abordant la condition humaine avec Diderot, est paru, les lecteurs ont été moins surpris, car ils étaient prévenus : « Ce n’est pas la peine de m’attendre quelque part, je n’y serai pas ! » Le quatrième, quant à lui, confirme mes choix. Souvent, le lecteur pousse l'écrivain à reproduire ce qui a fonctionné, mais je m’y refuse. Chaque roman est l'occasion d'une remise en question. Il est la part d'un ensemble en devenir, un édifice dont je ne connais pas encore le plan final.
Alors, je construis, je recommence, je grandis avec cet ensemble. L’intention littéraire de chaque roman est esquissée au départ, même si elle évolue en chemin. J’explore des formes, des sujets, des personnages, le tout m’aidant à affiner mon style au fil des titres. Le point ralliement est dans le fond : je m’intéresse à l’humain, à ce qui est commun, ce qui peut rapprocher. J’aime pointer le microcosme pour mieux dévoiler le macrocosme, partir du détail qui ricoche sur l’universel.

Dans le cinquième roman, le personnage principal a dix ans, un peu comme si j'avais remis les compteurs à zéro, recommencé à la base…

Les deux contes qui ont suivi étaient destinés à des enfants encore plus jeunes… et je suis reparti avec un adulte de 35 ans, sur la route, à la première personne du singulier, et cela continue…

 

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