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Dominique Lin

Dominique Lin

Écrivain - Formateur - Ateliers d'écriture


Écrits professionnels web : des règles d’efficacité à respecter

Publié par Dominique Lin sur 11 Décembre 2014, 15:19pm

Catégories : #écrivain, #Formation professionnelle, #Formation, #atelier d'écriture

Le premier critère à prendre en compte, c’est le temps que vous accorde le lecteur pour capter son intérêt. Sur Internet, au milieu du flot d’informations, vous avez parfois 10 secondes pour le captiver.
Dans un article de presse, les points d’accroches sont, dans l’ordre d’intérêt : le titre, les photos, les légendes puis le chapeau. Vient ensuite la lecture du contenu. Le regard peut embrasser la double page, circuler selon son humeur et décider si l’article est intéressant.
Pour le web, la lecture se fait de haut en bas et, si l’article est long, la totalité n’est pas visible à l’écran. D’où l’utilité de capter cette attention dès les premières lignes : le titre et le chapeau. L’article web possède plusieurs atouts que la presse papier n’a pas : être relayé par les moteurs de recherche et les sites Internet.

1) Le titre : il apparaît en premier, révèle le contenu.

L’atout majeur à respecter : les mots-clés !
Les moteurs de recherche fonctionnent par mots-clés, ceux que recherchent les lecteurs. Évitez les titres trop communs, par exemple : Je n’écris pas pareil quand je suis sur Internet…
Les algorithmes de recherche des moteurs vont aussi balayer votre article pour en ressortir les mots importants : l’adéquation entre le titre, le contenu et les textes de remplacement des photos (balise « Alt »).
Si vous titrez : Découvrez la dernière vidéo de telle star mondiale et que votre article traite de la culture du pissenlit en Haute-Normandie… vous aurez peu de chance d’attirer les jardiniers et décevrez les fans de cette star !

Quel contenu ?
Quel est le contenu de votre article ? Relisez le bien, vous changerez peut-être ce titre pour être en adéquation avec ce que vous avez écrit.

2) Le chapeau : c’est l’introduction.

Sa lecture doit tout de suite transformer la curiosité en intérêt ; c’est la continuité du titre. Court, clair, efficace, il est le tremplin d’où plongera le lecteur dans votre article. Offrez dès le départ une information cruciale, montrez votre professionnalisme.

3) Le contenu :

Veiller à la hiérarchie de l’information
Je reviens sur l’importance des mots-clés citée plus haut, mais surtout sur la façon dont vous allez présenter votre article.
Vous ne savez pas quel point d’intérêt a amené votre lecteur jusqu’à votre article. Chaque paragraphe doit commencer par un sous-titre. Si ce lecteur n’est pas intéressé par une partie, il pourra passer à la suivante, quitte à y revenir après. Mais, comme pour un article papier, vous lui laissez le choix de la chronologie de lecture.
Plutôt que de tout répéter ce qui se trouve dans votre blog, préférez les liens internes. Vous montrerez ainsi que vous connaissez votre sujet dans sa globalité, mais cela favorisera aussi la découverte d’autres pages et en augmentera d’autant vos statistiques de fréquentation.
Si vous lisez ces lignes, c’est que les règles d’efficacité ont fonctionné !
Soit votre article demande une hiérarchie logique (titre, chapeau, contenu, photos et légendes), soit cette hiérarchie doit être présentée selon les points d’intérêt liés au sujet. Du microcosme au macrocosme, du populaire au professionnel… voir ici.
Là encore, allez droit au but. Les digressions du genre « Je pense que », « il faut savoir », il paraît que, selon untel, mais rien n’est sûr »… ennuient le lecteur, et affaiblissent votre texte en le diluant.

Évitez les copiés/collés
De nombreux textes circulent sur le Net sans que ceux qui le relaient vérifient leur véracité. C’est ainsi que se colportent des erreurs, voire des mensonges (voir anecdote en bas d’article). Même le site Wikipedia contient des approximations.
Si vous êtes sûr de votre texte, ayez au moins l’intelligence de le réécrire, de lui apporter votre touche. De nombreuses conditions de vente sont reproduites sur des sites et dont certains articles sont inappropriés ou inintelligibles, ce qui n’est pas pour vous servir !
De plus, si vous n’êtes que le fac-similé de l’internet, quel intérêt aura le lecteur à continuer à lire ce qu’il sait déjà, qui plus est à revenir ?

Reste le droit de copie à respecter. Soit vous réécrivez votre article, soit vous citez vos sources, avec un lien vers cette source. C’est le B-A BA du respect de la propriété intellectuelle.

Le fond et la forme !
De grâce, corrigez vos textes ! orthographe, syntaxe, ponctuation, sens… tout y passe et trépasse sur Internet. Ne vous fiez pas au correcteur intégré dans le logiciel Word®, il est très mauvais !

Écrire ne s’improvise pas. Vous pouvez vous améliorer grâce aux ateliers d’écriture et formations.
Parlez de ce que vous connaissez, partagez votre expérience, pas celle des autres, vous ne tiendriez pas la distance ! Ne dîtes pas que vous vous êtes retrouvé face à face avec une panthère si vous n’êtes jamais allé en Afrique, les zoos, ça ne compte pas !
 

4) Les images

Le droit de © copyright
Force est de constater qu’une très grande proportion de photos utilisées sur des blogs sont empruntées sans droit d’utilisation à d’autres sites, qui eux même les ont exploitées illégalement.
Cherchez dans les bases de données de photos si certaines sont exploitables. Sinon, demandez aux propriétaires des photos s’ils sont d’accord (moyennant un lien vers leur site) pour que vous les mettiez en ligne.

Des photos, vos photos ?
Demandez-vous aussi si ces photos sont indispensables. Si vous êtes blogueur régulier, habituez-vous à faire des photos qui pourront servir à illustrer vos propos. Objets, matières, paysages… constituez votre propre photothèque et ne violez plus les droits de propriété intellectuelle.
Vos articles n’en auront que meilleur aspect.


Anecdote : l’herbe à taupes
Ayant de nombreux trous de taupes dans mon jardin, un jour, j’ai cherché des solutions sur le net. Les fumigations empoisonnées ne me plaisaient, ne restait que la fameuse herbe à taupes. Partout l’euphorbe apparaissait comme LA solution, efficace, radicale, naturelle.
Entre 5 et 10 € le godet (à multiplier par 20 au minimum pour mon terrain), ou 15 € la dizaine de graines (à multiplier par 10 au moins), j’en attendais des résultats probants !
J’ai semé les graines et attendu que les plantes poussent et repoussent les taupes. Au lieu de cela, j’ai vu apparaître des tas de terre typiques des taupes… au pied de l’euphorbe !
10 ans après cette mésaventure, les sites internet (des blogs amateurs jusqu’aux sites de vente en ligne) continuent de véhiculer cette croyance… voulez-vous faire de même ?

Comme le disait un paysan, pour les taupes, il faut : une chaise longue, un bouquin, une bière (ou autre boisson) et une pelle. Vous vous allongez sur la chaise longue et lisez votre livre en sirotant. Quand la taupe sort le nez de son trou, vous lui balancez un coup de pelle !

Lors de mes ateliers d'écriture

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